
À un an de la Coupe du Monde 2026, les habitudes de visionnage des Français se dessinent déjà : l’événement devrait se vivre avant tout à domicile, porté par l’achat d’équipements audiovisuels et par une forte envie de convivialité. Mais les horaires tardifs de certains matchs pourraient rebattre les cartes et favoriser le recours au replay.
La Coupe du Monde 2026 s’annonce comme un événement principalement vécu à domicile pour les Français, révèle NielsenIQ. Pas moins de 88% des foyers français ayant l’intention de suivre la compétition prévoient de le faire chez eux. Cette tendance s’est traduite par une hausse notable des ventes d’équipements : 268 000 téléviseurs et vidéo-projecteurs ont été vendus rien qu’en mai 2026, soit une augmentation de 6% par rapport à la moyenne des mois de mai depuis 2022.
Le cercle privé, mais pas seulement
Si la maison reste le lieu privilégié, 55% des foyers envisagent également de regarder certains matchs à l’extérieur. Parmi eux, 39% se tourneront vers des amis ou de la famille, 24% opteront pour des bars ou restaurants, 13% se rendront sur des places publiques ou dans des fan zones, et 9% suivront les rencontres sur leur lieu de travail. La convivialité reste donc un moteur fort, avec 56% des répondants déclarant regarder uniquement avec les membres du foyer, et 52% avec des amis ou de la famille.
L’impact des horaires sur l’audience
L’étude met en lumière un enjeu majeur : l’horaire des matchs. L’intention de suivre les rencontres est maximale entre 20h01 et 22h00 (81%), mais chute à 50% entre 22h01 et 00h00, puis à 17% entre 00h01 et 02h00. Or, deux des trois matchs de poule de l’équipe de France sont programmés à 21h00 (France-Sénégal, Norvège-France), tandis que le match contre l’Irak débutera à 23h00, exposant ce dernier à une baisse d’audience potentielle.
Le replay, une solution face aux horaires tardifs Pour pallier ces contraintes horaires, le replay s’impose comme une alternative : 64% des Français envisagent de regarder des matchs en différé. Dans le détail, 10% sont certains de le faire, 25% le feront probablement, tandis que 26% et 39% déclarent respectivement ne pas envisager ou certainement pas envisager cette option.
Une “Coupe à la maison”
La Coupe du Monde 2026 sera donc, pour une large majorité de Français, une “Coupe à la maison”, marquée par une forte consommation d’équipements audiovisuels et une adaptation des habitudes de visionnage face aux horaires tardifs. La convivialité reste au cœur de l’événement, que ce soit dans le cercle familial ou entre amis, à domicile ou à l’extérieur.
C.Bu



